On me dit que je m’implique trop (portrait chargé) (Céline)

On me dit que je m’implique trop. Ce n’est pas de ma faute si un jour j’ai lu L’enfant bleu d’Henry Bauchau qui explique qu’en somme, on ne s’implique pas trop dès lors que les choses ont du sens. Il me donne raison.
Oui, on organise un concert et on chante pour de bon. Oui, on n’a jamais dansé, et alors, on incorpore un morceau dansé dans le spectacle. Oui, on dit à un guide de haute montagne que le tour de la Meije se fera avec deux enfants dont le plus jeune a dix ans parce au motif que les glaciers fondent. Oui, on mène de front trois enquêtes. Oui, on conçoit deux site web. Oui, on tente de convaincre un curé que Dieu n’existe pas armé des écrits d’Emile Durkheim sur le phénomène religieux. Oui, on part en Inde au plus chaud de l’année avec pour projet de reforester le Tamil Nadu avec ses trois enfants. Oui, une bonne amie, Bénédicte, dit que c’est n’importe quoi et amène à repenser le programme.

Céline Mounier

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